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Monthly Archives: avril 2017

Puissance et impuissance de la réflexionPuiss-et-impuiss-réflexion-1ère-de-couv

Le Cercle Herméneutique, mai 2017 – 15 €

Quatrième de couverture: Réfléchir à la réflexion, penser la pensée et philosopher sur la philosophie, voilà ce que l’on propose de faire ici. Cette démarche est moins formelle qu’il n’y paraît, car interroger la nature et les exigences de la pensée philosophique engage toute une philosophie. Une philosophie qui n’est pas dupe d’elle-même et qui commence par examiner sa propre finitude. « La dernière démarche de la raison, c’est de connaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle est bien faible si elle ne va jusque là », disait Pascal. Nous montrons dans un esprit proche que la réflexion est d’autant plus puissante qu’elle reconnaît son impuissance, comme la philosophie authentique doit se savoir doublement bornée, par la pensée scientifique d’une part, et par la pensée mystique d’autre part. Il ne s’agit pas de rabaisser la philosophie, mais au contraire de lui permettre de comprendre ce qui la comprend et de trouver sa juste place dans le champ intellectuel.

Table des matières

Partie I – Enjeux ontologiques, gnoséologiques et axiologiques de la réflexion

1- Fécondité de la réflexion, primat phénoménologique de l’irréfléchi, et horizon métaphysique de la réflexivité philosophique
2- Les insuffisances gnoséologiques de la réflexion et l’horizon scientifique de la philosophie
3- La réflexion sur les valeurs et les valeurs immanentes à la réflexion

 

Partie II – La religion, la philosophie, la science et la mystique : progrès et bornes de la réflexion théorique

1- Les progrès de la réflexion théorique : la religion, la philosophie et la science
2- Les bornes de la réflexion théorique : la science, la philosophie et la mystique

 

Partie III – Nature et exigences de la pensée philosophique (étude sur la philosophie et philosophie de la philosophie)

1- Remarques introductives sur le projet de définir la philosophie et d’évaluer les philosophies
2- Les exigences théoriques de la philosophie
3- Les exigences pratiques de la philosophie
4- Bilan sur les questions de définition et d’évaluation

 

Partie IV – De la réflexivité intradisciplinaire à l’objectivation extradisciplinaire (histoire philosophique et savante de la philosophie)

1- Remarques générales sur les rapports d’une discipline à son historiographie
2- De la sociologie de la philosophie à l’histoire scientifique de la philosophie
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Problèmes épistémologiques en histoire de la philosophie (sous la dir. de V. Citot)

Edition Liber, Montréal, avril 2017 (à paraître en septembre en Europe).

ISBN: 978-2-89578-596-5 – 33 € / 35 $ CAD

Quatrième de couverture: Cet ouvrage est motivé par ce constat paradoxal : alors que l’histoire de la philosophie a pris une importance énorme dans la production philosophique, la réflexion épistémologique sur les méthodes et les enjeux de cette histoire est restée tout à fait négligée. Or, faire quelque chose sans s’interroger sur la façon dont on le fait, c’est prendre le risque de mal le faire. Parmi le grand nombre de questions qui se posent à cet égard, on doit se demander que signifie bien comprendre un auteur du passé ? Faut-il considérer avant tout ce qu’il a voulu dire, ou bien expliquer ce qu’il a dit par des influences souterraines non conscientes ? Faut-il expliquer les penseurs par les courants qui les comprennent, ou bien ne considérer les courants, les écoles et les traditions que comme des affiliations intellectuelles abstraites ? L’histoire de la philosophie doit-elle servir à former le jugement philosophique présent, ou bien valoir pour elle-même ? Qui est le plus à même de l’écrire : l’historien ou le philosophe ? Qui doit l’enseigner, et selon quelle méthode ? La seule thèse que cet ouvrage se permet de défendre est celle-ci : toutes ces questions se posent, et l’historien de la philosophie aurait profit à se les poser plus frontalement qu’il ne le fait de coutume. Les contributions regroupées ici l’y aideront.

Contributeurs
Pascal Charbonnat, Stéphane Chauvier, Vincent Citot, David Cosandey, Stanislas Deprez, François Dosse, Frédéric Fruteau de Laclos, Christophe Giolito, Christian Godin, Michel Hulin, Alain Laurent, Jean-Michel Muglioni, Louis Pinto, Serge Trottein, Dominique Urvoy, Stéphane Van Damme, Nicolas Zufferey

 

Table des matières

Présentation – Vincent Citot

Première partie – Philosophie, histoire, sociologie

François Dosse – Historiens et philosophes : généalogie d’un non-rapport
Stéphane Van Damme – Une approche historienne de la philosophie de l’époque moderne est-elle possible ?
Vincent Citot – L’histoire de la philosophie comme science rigoureuse
Louis Pinto – Le sociologue face à l’histoire de la philosophie
Stanislas Deprez – Pour une histoire rhétorique et critique de la philosophie

 

Deuxième partie – Questionnements épistémologiques et philosophiques

Frédéric Fruteau de Laclos – Comment on écrit l’histoire de la philosophie
Christophe Giolito – L’histoire de la philosophie : problèmes et pratique
Jean-Michel Muglioni – Lire les philosophes
Stéphane Chauvier – Compréhension réelle et compréhension simulée : deux façons de lire les philosophes du passé
Pascal Charbonnat –Vers un modèle pour l’historiographie des énoncés philosophiques
Christian Godin – La consistance du concept d’histoire de la philosophie

 

Troisième partie – Historiographie des philosophies non occidentales

Dominique Urvoy – À propos de l’histoire de la philosophie
Michel Hulin – La « philosophie » indienne a-t-elle une histoire ?
Nicolas Zufferey – L’histoire de la philosophie chinoise : problèmes épistémologiques

 

Quatrième partie – Esthétique, histoire des sciences, pensée politique

Serge Trottein – Esthétique et historiographie
David Cosandey – Histoire des sciences et histoire de la philosophie : cousines, soeurs ou jumelles ?
Alain Laurent – De quoi le libéralisme est-il vraiment le nom ?