Skip navigation

La condition philosophique et le problème du commencement. Parcours thématique et historique des gestes fondteurs par lesquels les philosophes ont défini la nature de la pensé et sa vocation

Editions du Cercle Herméneutique, 2009.             ISBN: 9782917957042 – 16 €

Quatrième de couverture:          Philosopher n’est pas expliciter ou développer des opinions, mais s’efforcer de rompre avec celles-ci en projetant sur les choses l’éclairage salvateur de la pensée. Amoureux de la sagesse, le philo-sophos l’est aussi de la vérité : il est en chemin vers la vérité. Mais comment aller au vrai en partant du faux ? Comment trouver une première vérité, se demandait Descartes ? Comment même la chercher si on en ignore totalement la nature, remarquait Platon avant lui ? C’est ainsi que le problème du commencement − de sa nécessaire mais impossible autolégitimation − a traversé toute l’histoire de la philosophie. Qu’on le prenne au sérieux au point d’y consacrer sa vie (comme ont fait Fichte, Schelling, Hegel, Husserl, et bien d’autres), ou qu’on en dénonce la vacuité et l’inutilité (comme certains empiristes, existentialistes ou philosophes analytiques), la question du commencement a toujours hanté la philosophie. Il est donc nécessaire de faire le point sur ce “fantôme”, et pour cela de dresser une typologie des commencements, qui se présente comme un vaste parcours historique.

          Mais la lecture des auteurs doit d’abord servir l’instruction du problème lui-même. Il apparaît naïf de concevoir le commencement comme une rupture absolue inaugurant le règne de la Vérité. Irréductible aux associations d’idées et aux réflexions circonstanciées qui ponctuent notre vie quotidienne, la philosophie ne part pourtant pas de rien. S’interroger sur le commencement revient ainsi à se demander ce que suppose la pensée philosophique, ce qu’elle est en droit d’espérer, et ce dont elle doit désespérer. En pensant les possibilités et les limites de l’entreprise de systématisation, on est donc amené à réfléchir sur la vocation de la philosophie et sur la nature de la pensée, de sorte que ce questionnement réflexif pourrait bien être le commencement authentique.

Vincent Citot / Philosophie
Publicités